La rumeur... tu ne sais pas quoi?

Le mot rumeur vient du latin "rumor" qui signifie "bruit vague, bruit qui court, nouvelle sans certitude garantie"

Trois processus dits de consolidations sont mis en jeu dans le développement d'une rumeur, ils jouent avec les attentes émotionnelles  (préjugés, stéréotypes) :

Réduction : au fur et à mesure que la rumeur circule, le message devient plus court et plus facile à répéter. Au bout de 6-7 répétitions, 70% des détails sont perdus. Au bout de 7 répétitions la forme du message est stabilisé.

Accentuation : renforcement de certains détails qui vont prendre une place centrale dans la signification des rumeurs. On va retenir les mots bizarres, les notions de mouvement. Effet d'antériorité : on va mieux retenir le début de l'histoire.

Assimilation :
 -par condensation : fusion de plusieurs éléments entre eux ( par exemple le message va prendre la forme "des gens" au lieu de "un docteur, un ouvrier, un cadre, un enfant,..." )
 -par anticipation : on grossi le détail principal pour le rendre plus frappant et plus conforme à la situation, à des stéréotypes verbaux ( aller dans le sens que l'on a pu apprendre ). Les rumeurs tendent à confirmer et à s'ajuster aux intérêts individuels, à l'appartenance sociale ou raciale, ou encore aux préjugés personnels de celui qui les transmet.


Gordon Willard Allport (1965), "une affirmation générale que l'on présente comme vrai sans qu'il y ai de donnée concrète permettant de vérifier son exactitude".
Auteur : Léa J.